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 Le Salon

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Danahel

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MessageSujet: Le Salon   Mar 7 Juil - 4:32

La cheminée est allumée et les bûches à l'intérieur se consument, diffusant dans la pièce une chaleur rassurante.
Le salon tout entier vibre de cette lueur crépitante qui vous rassure et vous apaise. Des fauteuils en cuir sont disposés un peu au hasard, sans organisation aucune.
Un chat ressemblant à une immonde serpillière s'étale de tout son long devant les flammes et ne semble pas même vous remarquer. L'animal semble être passé dans une moissonneuse batteuse.
Etait-il moche comme cela d'origine ?

Cet endroit est idéal pour s'endormir au coin du feu en se racontant des histoires de fantôme. Mais ce serait absurde. N'etes-vous pas vous même des êtres immatériels ?

N'hésitez pas à prendre place et à enfoncer vos derrières éthérés dans les fauteuils, ils sont très confortable.
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Mémé Patate

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MessageSujet: Re: Le Salon   Jeu 9 Juil - 2:24

Mémé Patate s'est laissée tomber sur le fauteuil ( qui, s'il avait été doué de conscience et de cordes vocales, aurait hurlé d'agonie sous l'impact ) avant de sortir sa boite à tabac et de commencer à trier ce qui s'y trouve.

Pied sur la table, elle enlève ses chaussures sans les mains et les envoies valdinguer à travers la pièce sans aucune considération pour le ménage. Le ménage, c'est pour les faibles.

Sa réserve en tabac diminue dangereusement, il va bientôt être temps d'aller en chercher à la cave.

Elle referme la boite d'un geste vif, puis s'emploie à alimenter le feu avec quelques bûches. La nuit pourrait-être longue, pas question de le laisser mourir.

Quelques braises voletèrent et il y eut un léger départ de flamme sur le tapis, que mémé écrase à coups de livre.

Oups.

Regard sur le livre. Regard sur le tapis.

C't'était moche de toute façon. C'est incroyable d'avoir des goûts de chiotte à ce point. Qui est le mec qui a décoré ce bled ? C'est d'un kitch.

Le livre est également mal en point. Mémé l'abandonna d'un geste résiné dans les flammes de l’âtre. S'il est temps d'aller à la cave pour aller chercher du tabac, il est également temps d'aller à la bibliothèque pour reprendre quelque chose de neuf.
Se déplacer, mais plus tard. Mémé croit sincèrement que la procrastination est une vertu : Ce que l'on ne fait pas aujourd'hui, l'univers le déplacera pour l'apporter à nos pieds demain, ce qui rendra la tâche plus facile. Et si l'univers ne se plie pas en quatre pour que la tâche soit effectuée, alors ce n'était pas important.
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Yasmaera

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MessageSujet: Re: Le Salon   Jeu 9 Juil - 16:10

[Arrivant de l'entrée]

*Et en me glissant pas l’entrebâillement de la porte, je découvre une pièce chaleureuse, quoique bordélique, où un bon feu flambe joyeusement en faisant danser les ombres des meubles dans la pièces, me faisant me sentir un peu comme en famille, même si ces ombres-là ne sont pas très loquaces. Un espèce d'amas de poils qui ferait mieux de se jeter dans le feu gît devant celui-ci. Ca a l'air vivant, mais à moitié seulement et ça ferait sans doute mieux de mourir une fois pour toutes. Même le vieux et les bestioles avaient plus de gueule que cette chose immonde.

Je continue d'observer en m'avançant un peu pour laisser de la place à mon p'tit kébab sans qu'il me chatouille trop. Un peu plus loin, un amas de viande chaude est affalé dans un canapé. Ca a vaguement une apparence féminine vu les obus avant qu'elle se paie mais c'est quand même plutôt taillé fort carré et pas très courbe, contrairement à la façon dont j'imaginais les corps féminins et que ça a des trucs qui pendouillent d'un peu partout.

Je me demande si elle peut nous distinguer des autres ombres, les normales j'veux dire. En pensées, je signale à mon p'tit kébab que je vais essayer de voir si elle peut nous distinguer ou nous entendre ou si elle est envahie de nos frère et soeurs comme l'autre corps. Aussitôt dit, aussitôt fait, je m'approche de la vieille et je pose mon ombre, façon assise, sur la table juste devant elle.*



Bonjour ! C'est gentil d'avoir fait du feu. Dites, vous savez comment on peut faire pour pouvoir manger un kébab ?
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Mémé Patate

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MessageSujet: Re: Le Salon   Jeu 9 Juil - 21:49

L'ombre s'installe.
Tout d'abord, Mémé ne la distingue pas. Puis, en se penchant, dans un certain angle, la lumière reflète ses contours de manière subtile.

Voilà. Là.
Mémé distingue parfaitement la demoiselle à présent.

Bonjour ! C'est gentil d'avoir fait du feu. Dites, vous savez comment on peut faire pour pouvoir manger un kébab ?

Un kébab ? C'est précis comme demande. Cela aurait pu être du porc, du saucisson ou 75g de viande de marmotte, mais non. Un kébab.

Il y a de la barbaque dans la cave. Chai pas s'il y a de la lumière, mais y'a de quoi se faire les dents et le système digestif. Mais bavez pas trop sur la bouffe, laissez-en pour ceux qui peuvent pas passer à travers les murs. Ou en tout cas, pas sans l'aide d'une catapulte et de beaucoup d'alcool. Vous le saviez, vous, que les murs sont fait en brique ? Moi non. Pas avant l'accident.

Nouvelle bûche balancée dans un arc de cercle vers la cheminée.

Sauf que pour becter, faut des dents. Et une langue. Et un estomac. Et de quoi relâcher la pression un peu plus tard. C'est comme une cocotte-minute : y'a un moment où si rien n'en sort, ça explose et ça met plein de petits bouts sur les murs.

Un sourcil se remue de manière presque surnaturelle. De manière pratique, cela ressemble à deux chenilles qui s'accouplent.

Remarquez, c'est pas moi qui nettoie....

A cette pensée, Mémé s'énerve presque. Presque, mais pas complètement.

Oui, d'ailleurs, qui nettoie maintenant que le vieux a lâché l’élastique ? Bordel de merde de bon dieu de saperlipopette. J'ai pas passé la serpillère depuis l'ouragan « vomi » d'il y a vingt ans. J'imagine que c'est comme le vélo et le missionnaire, ça s'oublie pas.

Ses deux grosses mains s’étreignent et des os craquent, loin sous le gras.

Oh, et puis, que Jésus me tripote mais ce lieu peut bien se débrouiller. Y'a pu personne qui crèche ici et je compte pas prendre racine.

Mémé sort soudain une flasque de sous.... Difficile à dire d'où elle la sort, mais parfois, il faut mieux ne pas savoir de quel chapeau sort le lapin. Et le lapin semble bien chargé à l'odeur qui s'en dégage lorsque le bouchon saute.

Vodka ?

Moment d'hésitation.

Vous pouvez boire ?


Petit sourire sournois.

Vous voulez essayer ?
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Yasmaera

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MessageSujet: Re: Le Salon   Ven 10 Juil - 16:58

*Waw, j'aime comment elle cause elle ! Elle a pas peur des mots, c'est plaisant, même si la vue est moins plaisante, il faut bien l'admettre. Est-ce que ça ne lui fait pas mal toutes ces choses qui pendouillent ainsi ? M'enfin elle parle d'un accident avec un mur, ça peut ptet expliquer certaines choses. En tout cas, elle est sympa la vieille, et en plus elle fait encore plus de cette lumière chaleureuse !*


Oui, je disais à mon ami ombre planqué là-bas qu'on devait trouver des corps, mais il a pas l'air de vouloir accepter qu'il en a pas ... mais quand il me verra manger un kébab, j'imagine que ça devrait l'aider à comprendre ! Et j'goûterai de votre vodka après en avoir trouvé un je crois.


*La curiosité est une bénédiction, tout comme le sans-honte, j'essaie donc malgré tout de passer dans le liquide pour y goûter, mais sans succès comme je m'y attendais, puis c'est pas très espacé là-dedans et je m'y sens à l'étroit comme dans un string d'une taille en-dessous ! Je reprends donc ma forme initiale d'ombre féminine et refait face à la vieille.*


Bah, avec tous les nouveaux corps qui vont se balader, vous devriez bien en trouver un pour faire le ménage non ? Mais vu que je vous ai donné cette merveilleuse idée, j'vous préviens, j'passe mon tour ! Par contre, votre histoire de vélo et de missionnaire et votre cave m'intéressent carrément plus !


*Je continue de l'observer en continuant de me demander depuis qu'elle a sorti sa bouteille sous quel truc qui pendouille elle avait bien pu la cacher mais je crois que je ne connaîtrai pas la réponse de suite.*


Et sinon, vous savez où on peut dénicher un petit corps confortable pour qu'on puisse manger un bout ensemble et se goûter votre vodka ? Et puis, vous vous appelez comment ? Parce que Madame Machin, ça vous va comme un coup de poing sur la gueule !
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Mémé Patate

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MessageSujet: Re: Le Salon   Ven 10 Juil - 21:58

Un gros doigt boudiné tenant plus de la merguez que du doigt est tendu vers l'Ombre.

Oh, oui, j’espère bien me faire un stagiai... Un escla... Euh... ….Je veux dire : J’espère bien que quelqu'un le fera pour moi. Au pire, on fout le feu à la baraque. Voilà une manière définitive de passer le balais, c'est moi qui vous le dit. Et vous aimez ça, vous, les flammes, non ? Bon.

Sinon, pour le vélo et le missionnaire, c'est simple. Faut juste savoir donner de bon coups de pédales. Je vous ferai un schéma lorsque vous aurez un corps. Vous verrez, c'est pas trop compliqué, c'est comme une histoire de baignoire qui se vide, qui se remplie et qui a des fuites. Ou alors ce problème qui consiste à voir combien on peut ranger de pastèque dans un sac avant que le sac explose.


Petit geste de la tête.

Tout ça, c'est une histoire de mathématique élémentaire. Vous verrez.

Pour les corps, il y en a pas à la crypte. Vous pouvez passer par les flammes, non ?

Sinon, tout le monde m'appelle Mémé. Une habitude que j'ai fini par accepter. C'est presque un titre honorifique. Vous savez, ces statuts classes : Roi, Pape, Empereur, Mémé...
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Yasmaera

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MessageSujet: Re: Le Salon   Dim 12 Juil - 9:13

*Oh qu'elle me plaît cette vieille, j'aurais un corps, je trinquerais bien avec elle en effet. D'ailleurs, j'aurais un corps, mon visage serait fendu d'un sourire qui va d'une oreille à l'autre à cet instant. L'idée d'esclave est d'ailleurs assez plaisante aussi, à creuser quand je n'aurai pas envie de faire quelque chose par moi-même.*


J'aime bien tes idées Mémé ! Et s'il faut mettre le feu, tu peux compter sur moi, c'est tellement joli et ça réchauffe ! Quoique d'après ce que j'ai vu du vieux bonhomme du phare, le feu réussit pas trop aux sacs de viande. Par contre tes histoires de baignoire et de pastèque, je suis pas sûre de suivre mémé, mais toi, t'en as deux belles de pastèques en tout cas et elles ont l'air bien casées dans le sac sans qu'il ait cassé !


*Je tourne un instant autour de Mémé et me dirige vers le feu.*


La crypte, ça me va, je vais aller voir ça ! Merci Mémé de tes renseignements ! J't'aime bien, on va bien s'entendre je crois !


*Retournant son ombre vers la porte du salon.*


Viens mon p'tit kébab, on va se trouver deux petits corps douillets pour aller voir à la cave ce qu'on peut bien faire pour se le manger ce kébab !


*Aussitôt dit, aussitôt fait, je me glisse dans le feu de cheminée et me dirige vers cette fameuse crypte.*
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Mémé Patate

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MessageSujet: Re: Le Salon   Lun 13 Juil - 16:25

...Et j'imagine que pour mon tabac, je peux toujours me toucher ? Cette jeunesse....

Yasmmaera est partie, et le silence en profite pour s'installer....

... Bientôt rompu par les ronflements de Mémé, qui ressemblent fortement au bruit que font les bateaux pour signaler leurs présence à l’œil non averti. Corne de brume !

POOOOOOOOT
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Claudia Achen

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MessageSujet: Re: Le Salon   Lun 13 Juil - 19:31

[Nox]

[Venu de l'entrée]

La voilà. La femme vivante.
Enfin elle n'a pas l'air si vivante en ce moment... Immobile, le visage aussi vacant que les autres corps vides de la crypte... "Elle dort", me glisse le savoir de Claudia. Dormir ?
Dormir... Immobilité, repos. Mais pas silence, ah non. Vraiment pas silence.
Le sommeil, donc. Les corps en ont besoin de temps en temps.
Claudia soupire, ça veut dire agacé. Quelles autres nécessités organiques ces véhicules trop complexes vont-ils encore nous imposer ?

La réponse intérieure de Claudia m'horrifie.
J'en suis presque, à un moment, à l'abandonner là pour filer me cacher dans le feu.
Manger ? Entrer des choses dans cet orifice, là, les broyer avec les reliefs qui le garnissent et qu'on appelle des dents, puis... avaler ? Et laisser le corps conduire tout ça vers cet autre orifice sans dents, pour évacuer tout ce qui n'aura pas servi ?
Boire ? Un peu le même genre de processus ignoble ?
C'est dégoutant.
Et d'après Claudia, ce n'est que l'essentiel. Il y a encore tout l'accessoire.

Elle a l'air de dire que ce n'est pas si désagréable. Que manger peut être un... "plaisir" ? Soit, un plaisir. Je dois découvrir plaisir, encore. Pour l'instant je connais la satisfaction, l'intérêt, l'excitation de la découverte. Marcher, ressentir la chaleur, saisir les objets et les toucher, comme cette écharpe de soie que j'apprécie tout particulièrement. Sont-ce des "plaisirs" ? Il semblerait. Des petits plaisirs. Manger, boire, seraient aussi de petits plaisirs.
Soit. Les grands plaisirs seront donc pour plus tard.
Mais cette histoire d'évacuation, j'ai un doute.

Je regarde la femme qui dort avec un mélange de perplexité et d'irritation. Claudia se mordille la lèvre inférieure, ça veut dire "et maintenant ?".
Maintenant je veux mes réponses.

J'installe Claudia sur le bras d'un meuble qu'on appelle fauteuil, juste à coté de la femme vivante. Comment fait-on sortir un corps vivant de son sommeil ?
Claudia se lève un sourcil. Ça veut dire "t'es sûre ?".
Éveiller quelqu'un qui dort provoque la "mauvaise humeur", et la "mauvaise humeur" est néfaste à une conversation productive ?
Claudia soupire fort, ça veut dire "fait chier".
Étrange expression, au demeurant.

Je reste là sur le bras du fauteuil. Le feu est chaud, je sens que Claudia et je laisse Claudia dénouer l'écharpe, ouvrir le blouson. C'est mieux. La femme vivante dort toujours. Claudia n'a aucune idée de combien de temps il faudra attendre.


- Eh merde.

Ah tiens, encore.
Ils font une drôle de fixation sur cette fonction en particulier, ces organismes.

La voix de Claudia n'était pas forte, elle a dit ça entre ses dents.
Ça pourrait réveiller la femme ? Avec le bruit qu'elle fait elle-même ?
Et pourquoi pas. Autant essayer.


- Hé. Femme qui dort.

Mais elle s'en fout, la femme qui dort.
Claudia avance la main et lui secoue l'épaule.
Ça veut dire "j'en ai marre de t'écouter ronfler".

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Mémé Patate

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MessageSujet: Re: Le Salon   Lun 13 Juil - 20:13

La main de Mémé jaillit avec la rapidité d’un serpent, saisissant celle de l’intruse d’une poigne de fer.

« Quoi. »

Ça aurait dû être une question, mais le ton est si froid que la question en devient une affirmation. Une affirmation si froide qu’on pourrait y patiner, avec beaucoup de motivation.

« Je dormais. Tranquillement. »

Une affirmation si froide qu’on pourrait y faire un trou et pêcher le… Oui oui, bon, vous avez compris le truc.

« C’est quoi ces façons de réveiller les honnêtes gens qui dorment ? Vous voulez que je vous botte le cul ? Je peux le faire en rythme, j’ai pris des cours de salsa il y a quarante ans. »

Mémé lâche la main de l’intruse et réajuste ses vêtements.

« Qu’est ce que vous voulez ? A part des cours de danse, je veux dire. »

Elle plisse les yeux, ce qui revient à faire des ourlets sur des ourlets sur des ourlets. Le mouvement perpétuel épidermique. Mémé détaille le corps. La façon de se mouvoir de l’intruse ne ressemble pas à celle de la jeune Ombre qui vient de partir, mais cela ne coute rien de demander.

« C’était vous, la petite amie du Kebab ? »
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Claudia Achen

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MessageSujet: Re: Le Salon   Lun 13 Juil - 21:06

[Nox]

- Aïe.

Claudia a crié. Douleur, encore. Comme le coude dans la crypte, lorsque la fille m'a bousculé.
Et ma réaction est la même. Cette bouffée de chaleur et cette envie de violence. Claudia serre les dents. Ca veut dire colère.

Quand la femme vivante desserre son étreinte, je lui arrache le poignet de Claudia. Ca fait mal, bordel.
C'est quoi, bordel ? Concept assez complexe que je renonce à comprendre pour le moment.
Je frotte le poignet de Claudia avec l'autre main. Je regarde la femme, les dents toujours serrées. Je n'ai à peu près rien compris de son histoire de botte, de cul, de salsa, et je n'ai aucune idée du laps de temps qu'elle énonce.
Botte, cul...
Le pied chaussé d'une botte ? Qui frapperait le cul ?
Ca doit faire mal aussi, ça !
Je regarde les pieds de Claudia. Des bottes. Des bottes-de-moto, elle appelle ça. L'image d'une étrange machine me vient en tête, dont l'usage comme le maniement lui sont familiers, mais qui me dépassent complètement.
Botte au cul.
A retenir.

« C’était vous, la petite amie du Kebab ? »

Claudia écarquille les yeux. Ça veut dire "what the fuck ?..."

- Du quoi ? C'est de la bouffe, ça, non ?

Bouffe. Choses qu'on s'entre dans la bouche, qu'on mâche avec les dents et qui ressort par le... le cul. Bon, on y reste. Je crois que je commence à saisir.
Et soudain je fronce les sourcils de Claudia.
Amie. Petite amie. Lien affectif particulier impliquant des choses un peu confuses... mais définitivement organiques.


- Non. Aucune relation de ce genre, et surtout pas avec de la bouffe.

La voix de Claudia est sèche, froide, rapide. Je la laisse choisir les mots qui vont avec mes pensées.

A présent que la femme est éveillée, et qu'elle a l'air disposée à parler, c'est le moment de poser des questions.
Mais par où commencer...
Claudia regarde vers le feu, en se frottant toujours le poignet. Je fronce ses sourcils, parce que je suis perplexe, que j'hésite, que je ne sais pas par où commencer. C'est devenu mon expression, plus la sienne.
Puis je ramène mes yeux sur la femme vivante.


- Qu'est-ce qui a allumé le feu ?

Quelque chose, il faut qu'il y ait quelque chose au début de tout ça. Et le début, c'était le feu.
Je veux comprendre.
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Mémé Patate

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MessageSujet: Re: Le Salon   Lun 13 Juil - 21:09

Qu'est-ce qui a allumé le feu ?

Johnny.

Petit signe de tête entendu.

Elle était facile celle-là. Je gagne quoi ?
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Claudia Achen

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MessageSujet: Re: Le Salon   Lun 13 Juil - 21:35

[Nox]

C'est Claudia qui me susurre que la femme vivante se fout un peu de ma gueule. Il paraît que c'est dans son ton de voix.
Eh bien je déteste ça.
Je la fixe sans dévier le regard.


- Johnny. Elle était facile, celle-là. Je gagne quoi ?


Johnny est un prénom. Un prénom d'homme. Homme, c'est presque comme femme, à quelques détails près. C'est peut-être même le même animal.
Peu importe.
Je ne sais pas de qui ou de quoi elle parle, et elle le sait.
Elle se fout donc bel et bien de ma gueule.

La question de la femme vivante, celle qui suit le prénom, est sans doute aussi du foutage de gueule. Mais admettons que je sois sérieux, moi.
Claudia relève le menton. Ça veut dire "ah tu veux faire ta mariolle ?"  


- Aucune idée de ce que j'aurais qui t'intéresse. Tout ce que j'ai c'est d'autres questions.

Elle a les dents serrées et les yeux durs, la femme qui m'habille. Et d'étranges remous intérieurs. C'est déconcertant. Mais ça m'évoque les formes que je donnerais à ma substance si je n'étais pas en elle. Quelque chose de sombre, de palpitant, qui s'enroulerait et se détendrait brusquement. Dans son esprit il y a l'image de quelque chose qui ressemble à ça, et ça s'appelle orage.
Je regarde toujours la femme vivante.
Et je laisse sortir un peu de l'orage.


- Alors tu veux répondre ou ... (j'écoute Claudia, à l'intérieur, qui me souffle quels mots mettre sur ce que je ressens)... tu préfères faire de l'humour... (encore... c'est agité là-dedans) ... aux dépens d'un truc qui sait même pas ce qu'il fout là ?

Oh.
Vraiment perturbant.
Claudia respire vite et elle a de drôles d'envies de mouvements brusques. Ça veut dire frustration.
Et elle supporte ça aussi mal que moi, mon enveloppe pas si vide que ça.
J'imagine que Claudia avait... un sale caractère ?
C'est comme ça qu'on dit ?
Va pour le sale caractère.
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Mémé Patate

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MessageSujet: Re: Le Salon   Lun 13 Juil - 21:53

La marée monte. Ça se sent. Et sans que personne ne montre sa lune.
Mémé s’est fait une nouvelle cigarette avec les restes de mégot dans le cendrier. Puisqu’il n’y a presque plus de tabac dans sa boite, autant en venir au système D.

Répondre à quoi, ma fille ? Tu ne m’as pas posé d’autres questions.

Elle ne sait pas qui est Kebab, DONC ce n’est pas la jeune Ombre aperçue tout à l’heure.
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Claudia Achen

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MessageSujet: Re: Le Salon   Lun 13 Juil - 22:05

[Nox]

Répondre à quoi, ma fille ? Tu ne m’as pas posé d’autres questions.

Les yeux de Claudia se plissent et elle inspire profondément. Ça veut dire faut que je me calme.
Elle a raison. Faut que je me calme. On arrivera à rien comme ça.


- Je préfère être sûr que ça sert à quelque chose d'en poser.

La voix de Claudia est toujours aussi froide et sèche. Mais moins orageuse.

- Johnny. Et je peux lui parler, à Johnny ?

Pour savoir s'il l'a fait exprès, ce feu, s'il savait qu'il allait nous tirer des ténèbres en faisant ça.

Puis soudain une idée bizarre me vient. Je tourne les yeux de Claudia vers le feu à côté de moi.
Un autre feu. Et dans la crypte aussi, il y avait des feux.
Merde... est-ce que...

Je désigne le feu tout près de nous.


- Des ombres sont venues de celui-ci aussi ?

Je ne sais pas pourquoi ça m'alarme.
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Mémé Patate

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MessageSujet: Re: Le Salon   Lun 13 Juil - 22:48

Ca, il faut voir avec son agent. Mais avec beaucoup de drogue et un peu de temps, tout est possible.

Mémé allume sa clope en raclant une allumette sur le dos de sa chaussure, puis elle allume la chose d’un geste souple.

De ce feu ? Non, y’a rien qui en sort de vivant.

Les questions commencent à être pertinentes, mais Mémé n’a pas de réponse plus précise. C’était Jack qui s’intéressait à toutes ces choses. Pas elle.

Je ne sais pas grand-chose. Tout ce que je sais, c’est qu’il se produira quelque chose lorsque le feu du Phare s’éteindra. J’en sais pas plus.


En se penchant, la moitié de sa cigare se vide sur le sol.

Si tu veux plus de réponse, il faut fouiller toute seule.
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Claudia Achen

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MessageSujet: Re: Le Salon   Mer 15 Juil - 20:52

[Nox]

Drogue, agent ?
Mais de quoi parle-t-elle, enfin ???
Sans doute encore de cet "humour" qui semble lui plaire, à la femme.
Froncement de sourcils agacé.
Elle m'énerve. Claudia pense qu'elle le fait exprès justement pour ça.
Un puits de connaissances, cette Claudia. Dommage que la plupart de ce qu'elle sait ne fait que me mener à une envie de bottes au cul ou de... "baffe dans sa tronche" ? L'image est intéressante, mais je n'ai pas envie de toucher cette "tronche" Elle a des airs de pas frais.

Je l'observe tandis qu'elle manipule je ne sais trop quoi pour je ne sais trop quel objectif. Claudia appelle ça "allumer une clope". Elle a une sorte d'envie sourde par rapport à cette "clope" et je m'y intéresse donc, obligé. Encore un besoin organique ? Ou un "plaisir" ? Un peu des deux semble-t-il, quoique le côté besoin semble atténué depuis qu'elle a "arrêté". Moi, je trouve que ça pue. Claudia et moi ne sommes absolument pas d'accord et je recule avec dégoût.

Mais ça, par contre, ça me fascine.
L'allumeur de feu. Si facile.

Le feu, c'est de là que nous sommes issus. Je sens la présence des feux dans les diverses pièces de cet endroit bizarre, ils sont comme des portes pour moi, pour eux, et nous pourrions en avoir besoin.

J'écoute parler la femme à la clope.


Je ne sais pas grand-chose. Tout ce que je sais, c’est qu’il se produira quelque chose lorsque le feu du Phare s’éteindra. J’en sais pas plus.
Si tu veux plus de réponse, il faut fouiller toute seule.


Claudia fronce les sourcils, et cette fois ça veut dire "concentration".

- Fouiller.

Les épaules de Claudia s'affaissent un peu. Ça veut dire "découragement".

- Et je ne sais même pas ce que je cherche.

Je regarde encore le feu. C'est un réconfort, ce feu. Une consolation. Même en sachant que je refuse de retourner derrière le feu, dans le lieu ténébreux d'où nous sommes venus, il reste la lumière et le chaud du feu.
Et je veux l'avoir toujours avec moi.

Je désigne à la femme sa clope allumée.


- Ces allumeurs de flammes, tu en as d'autres ? Je vais aller chercher quelqu'un d'autre ou quelque chose d'autre qui sait. Mais je veux du feu avec moi.


Je réfléchis une seconde ou deux.

- Si ça t'intéressait de savoir, tu chercherais où, toi ?

Vu que de toute évidence t'en as rien à foutre. Mais moi ça m'aiderait.
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Mémé Patate

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MessageSujet: Re: Le Salon   Ven 17 Juil - 3:55

Mes allumettes ? C'est mon miens à moi qui m'appartiens, circulez y'a rien à voir. Propriété Mémé, keep out, don't touch and my tailor is riche !

En fait... Mémé réfléchit. Cela vaut le coup de lui dire ce qu'elle sait ? Et pourquoi pas ?

Jack était toujours plongé dans un livre. Un journal, un petit journal.


Hmm... Oui. Quand était-ce la dernière fois qu'elle avait pu voir ce livre ? La vieille ne s'en souvient pas.

Dans la mesure ou c'est ce vieux débris qui vous a donné la vie, il serait pas trop con de penser que cette saloperie de bouquin a un lien avec tout ce merdier. Tu mets la main sur ce torchon, tu mets la main sur les informations que tu cherches. En tout cas c'est ce que je crois.

La cigarette tombe en miette. Forcément, elle n'est composé que de restes...

Je pourrais te décrire le livre plus en détail, mais j'aimerais que tu me rendes un service, avant. Et oui, c'est donnant donnant ma vieille.

Il y a d'autres informations, mais... Plus tard. Pas question de vendre la mèche aussi vite.

Va me chercher du tabac dans la cave. Et de l'alcool. N'importe quel type d'alcool. Et là, on pourra causer entre adultes consentants. Avec de l'alcool, la fête est plus folle. Et moi, moins molle.
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Claudia Achen

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MessageSujet: Re: Le Salon   Sam 18 Juil - 17:47

[Nox]

Anglais chiottique.
C'est pas moi qui le dis, c'est Claudia.
Moi j'ai juste compris que cette histoire de tailleur doit encore être de l'humour, c'est tout. Je saisis vaguement d'après les souvenirs de mon enveloppe que la "Mémé", puisque c'est ainsi qu'elle se désigne, a utilisé deux langues différentes. C'est troublant, je n'en avais vu qu'une pourtant, dans cette bouche fripée, et c'est pas faute d'avoir pu bien voir, vu qu'il n'y a pas trop de dents pour cacher ce qu'il y a là-dedans.
Ah non, en fait ces langues, c'est le fait de dire la même chose différemment. Et il y aurait une infinité de ces langues, dont Claudia affirme connaître trois bien et deux autres moins bien.
Pratique. Ces vivants ont l'art de se rendre la vie intéressante, vraiment.
Mais au moins ça me retire le tourment d'imaginer plusieurs langues tournoyer en même temps dans la bouche de cette Mémé. Je ne sais pas pourquoi cette image me crispe.


Jack était toujours plongé dans un livre. Un journal, un petit journal.

Ah. Un livre.
Des informations écrites sur du papier.
Des informations.
Claudia se fige, les yeux rivés sur Mémé. Ça veut dire intense concentration.


Dans la mesure où c'est ce vieux débris qui vous a donné la vie, il serait pas trop con de penser que cette saloperie de bouquin a un lien avec tout ce merdier. Tu mets la main sur ce torchon, tu mets la main sur les informations que tu cherches. En tout cas c'est ce que je crois.


Oui...
Oui c'est ce qu'il me faut.
La bouche de Claudia s'incurve et je crois que ses yeux brillent. Ça veut dire excitation.


Je pourrais te décrire le livre plus en détail, mais j'aimerais que tu me rendes un service, avant. Et oui, c'est donnant donnant ma vieille.

Claudia cesse de sourire. Froncement de sourcils.
Un service ? Donnant donnant ?
Une négociation ?


Va me chercher du tabac dans la cave. Et de l'alcool. N'importe quel type d'alcool. Et là, on pourra causer entre adultes consentants. Avec de l'alcool, la fête est plus folle. Et moi, moins molle.

De l'alcool. Liquides contenus dans des bouteilles. Claudia connaît. Il semble même qu'elle connaisse pas mal.
Du tabac. C'est ce qui constitue les clopes. Ca aussi elle connaît, et elle sait comment ça se présente.

Fort bien. Je me lève de mon bras de fauteuil.
Je veux ce journal. Elle aura son tabac et sa... gnôle ? Soit, gnôle. Ses exigences m'agacent, je crois qu'elle... joue avec mes pieds. Mais je sais ce que je veux, et puisqu'elle ne veut me le donner qu'à ce prix, soit.
Subrepticement, une idée me vient. Une idée que Claudia me souffle.
Faire cracher le morceau à cette vieille peau.

Je me raidis.
Les images sont claires dans ma tête. Les impressions. Toutes des choses que Claudia a déjà ressenties. Les chocs des poings fermés sur la chair qui cède, le fluide vital qui s'échappe, l'autre qui couine, qui pleurniche, et qui parle finalement.
Ce serait facile. Mémé est une vieille femme. Et Claudia sait frapper. Elle en a envie.
Et moi aussi.
Parce que je n'aime pas qu'on se foute de ma gueule ni qu'on joue avec mes pieds.

Je contemple la vieille femme de haut, debout que je suis à côté d'elle.
C'est étrange de constater à quel point la mémoire de mon enveloppe contamine ma façon de m'exprimer même en pensée. Je crois que j'aime les images et les idées qu'elle m'envoie, les expressions, formulations et ces sortes de raccourcis dans la manière de conceptualiser certaines actions.
Cracher le morceau. Un exemple parmi d'autres.

Mais non.
C'est trop tôt. Je ne contrôle pas encore totalement ce corps, et je ne lis pas encore assez complètement les intentions de cette femme vivante. De plus, elle me propose une autre possibilité d'obtenir ce que je veux.
Mais si je reviens avec ce qu'elle a demandé et qu'elle ne me révèle pas ce que j'attends en échange, là ça va saigner.

Je pourrais lui demander où est la cave.
Je préfère me passer d'elle, si je le peux. Qui sait ce qu'elle sera foutue de me demander en échange, cette vieille chieuse ?
Vieille chieuse ? C'est un peu dégueulasse comme expression.
Dégueulasse ?
Désagréable aussi.
Il y en a de ces mots dans leur vocabulaire... C'est quand même un peu choquant.

Bref, plutôt que de m'attarder sur la place démesurée que prend la fonction d'excrétion dans le mode d'expression de nos hôtes de chair, je me concentre sur les endroits éclairés, feux, flammes, tous ces lieux où peuvent aller les ombres et que je sens autour de moi. Un de ces lieux est sous le sol. Cave. Ce doit être celui-là.
D'après Claudia, une des portes de l'entrée devrait donner sur cette cave.

Je m'éloigne de la Mémé sans plus la regarder.
Je la reverrai toujours assez vite à mon goût.
Je ne l'aime pas.


[Vers la cave]
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Claudia Achen

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MessageSujet: Re: Le Salon   Sam 18 Juil - 20:11

[Venant de la cave]

[Nox]

La porte était toujours ouverte, et je la referme en entrant.
La Mémé est toujours là, sans doute à attendre son alcool et son tabac. Je m'approche et reprend ma place sur le bras du fauteuil où j'étais perché quelques instants plus tôt. Je brandis mes trophées.


- Alcool et tabac. C'est l'heure de la fête pour toi. Et des réponses pour moi.

De un, je ne partagerai pas ta fête, vieille femme.
De deux, je suis décidé. Maintenant je veux savoir.

Et ça doit se voir de manière claire dans les yeux de Claudia. Je n'ai plus envie de jouer.  



[double post, je sais ^^ Mais j'ai entre les deux je suis allé au ravitaillement ;) ]
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Mémé Patate

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MessageSujet: Re: Le Salon   Mar 21 Juil - 5:11

Johnny Walker. Parfait. C'est mon scotch préféré. Merci.

Le tabac n'était pas terrible, mais cela suffirait.

Assis-toi, restes pas planté là comme ça ! On dirait un râteau !

Ou alors, un grand balais, planté dans le...

Donc, le bouquin. Un petit bouquin rouge ! Une trentaine de centimètre de haut pour...

Oui, c'est inutile. Une ombre ne connaît pas ce genre de mesure.

C'était un livre grand comme ça, long comme ça.

Mémé lui montre avec ses mains. Trente centimètres de haut, dix de long. Une centaine de pages manuscrites écrites à l'encre verte.

Il y a une bibliothèque par ici, mais je ne crois pas que le livre y soit. Il le trimballait partout. Sauf dans ses derniers jours. Je ne sais pas où il l'a laissé. Hmmm... Sinon, il n'y avait pas de titre sur la couverture en cuir rouge. Pas de titre, pas de logo, pas d'annotation. Juste cette foutue couverture uniforme. Je ne crois pas avoir déjà vu la tranche. Les pages étaient légèrement pliées. Jack l'utilisait beaucoup trop, il faut croire.
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Claudia Achen

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MessageSujet: Re: Le Salon   Mer 22 Juil - 12:07

[Nox]

Assis-toi, restes pas planté là comme ça ! On dirait un râteau !

Je suis largement assez assis à mon goût. Et donc je ne bouge pas. Je me contente de fixer la vieille, sans sourire.
Je suis allé faire tes courses, maintenant, accouche.
...
Et non je ne veux pas savoir au juste ce que recouvre ce terme. Tout ce que ça a l'air d'impliquer est crade, douloureux et potentiellement bruyant.
N'empêche, si c'est l'expression adéquate, on fera comme si j'avais pas frémi de dégoût.


Donc, le bouquin. Un petit bouquin rouge !

J'écoute la vieille femme balancer ses explications, Claudia a le regard fixe et qui ne cille ça, ça veut dire intense concentration.

Récapitulons.
Un livre sans titre, relié en cuir rouge.
Qui peut se trouver n'importe où. Peut-être pas dans la bibliothèque.
Bon, c'est déjà ça.


Bien.
Il sortait beaucoup de cette maison, ce Jack ? Il y a un risque que ce journal se trouve ailleurs qu'ici ?


Surtout ne pas se décourager.
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Mémé Patate

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MessageSujet: Re: Le Salon   Mer 22 Juil - 14:22

Il sortait beaucoup de cette maison, ce Jack ? Il y a un risque que ce journal se trouve ailleurs qu'ici ?

Si Jack sortait dehors ? Le vieux qui faisait des rituels dans le phare, loin de la maison, qui laissait des corps pour eux dans la crypte, loin de la maison, et qui récupérais du bois pour alimenter du feu dans le phare en passant par la forêt, loin de la maison ?
Ce Jack là pouvait-il sortir souvent de la maison ? Nooooon, ce serait improbable.

Mémé s'est contenté de fixer la jeune femme, en se demandant si son regard suffirait à lui faire comprendre la bêtise de la question.

Peut-être pas.

Il y a aussi une mine, quelque part. Je ne sais pas bien où, remarque. C'est de là que l'on extrait le Rochegriffe
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Claudia Achen

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MessageSujet: Re: Le Salon   Mer 22 Juil - 17:18

[Nox]

Mine.
Lieu souterrain d'où on enlève à la terre des substances de valeur. Métaux, minerais, combustibles.
Ah d'accord.

Dans l'esprit de Claudia, les mines sont des endroits profonds, labyrinthiques et dangereux.
Reste à espérer que ce fameux Jack n'y allait pas, dans cette mine, ou alors sans son foutu journal.
Mais dans ce cas pourquoi la vieille en parlerait-elle ?
Juste pour m'égarer ? Pas impossible. Elle a l'air d'avoir une dent contre les ombres.
A remarquer que ça lui en fait au moins une, comme ça.
Oui, ça va, je sais que ce n'est pas d'une dent physique qu'il s'agit. Mais ces expressions sont parfois d'un bizarre...
Bref, une mine. Un lieu sombre où on emmène des outils, des casques, du matériel.

Et il aurait emmené son journal dans cette mine de...

... mais au fait...

C'est quoi du rochegriffe ?


Claudia n'a aucune idée de ce dont il s'agit.
Du coup, moi non plus.
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Mémé Patate

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MessageSujet: Re: Le Salon   Ven 24 Juil - 3:09

Je ne dis pas que le livre se trouve dans la mine. Je dis que je n'en sais rien du tout.

C'est vrai.

Le Rochegriffe ? C'est ce que l'on produit dans la région. Un minerais assez basique, rien de bien particulier.

C'est faux.

De la foutue caillasse.
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